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https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Suisse-championne-europeenne-lecologie-2018-08-29-1200964648

La Suisse, championne européenne de l’écologie

En 2018, la Suisse est classée comme le pays le plus écologique du monde par l’Environnemental Performance Index, devant la France et le Danemark, grâce à des politiques énergétiques efficaces. Les pays nordiques restent très présents dans le classement.

 

Éoliennes sur la montagne « Mont Croisin » près de Saint-Imier dans le canton de Berne, Suisse, photographié le 10 septembre 2010. / Gaetan Bally/Keystone/MAXPPP

Qualité de l’air, accès à l’eau, exposition aux métaux lourds, biodiversité, émission de CO2 et énergie… Ce sont quelques critères parmi les 24 qu’utilise l’université américaine de Yale pour publier son « Environnemental Performance Index » (indice de performance environnementale, EPI). Cette étude classe 180 pays selon leur performance écologique. Elle fait la part belle à deux objectifs : la santé environnementale et la vitalité de l’écosystème. La qualité de l’air reste le défi le plus important en termes de santé publique.

En 2018, on retrouve la Suisse tout en haut du podium, suivie par le Danemark et la France. Si le royaume scandinave est un habitué du classement (il était quatrième en 2016), la Suisse et la France ont bien progressé en deux ans. L’Hexagone a gagné 9 places et sa voisine helvétique s’est propulsée de la 16e à la première place. Cela s’explique principalement par sa politique énergétique et la réduction de ses émissions de CO2.

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Des politiques énergétiques durables

Depuis plusieurs années, la Suisse mise sur une stratégie environnementale à long terme. C’est un pays qui a de faibles ressources naturelles énergétiques : elle importe près de 80 % de sa consommation sous forme de pétrole, de gaz naturel, de charbon et de combustibles nucléaires. D’ici deux ans, le gouvernement suisse entend réduire de 20 % la part des énergies fossiles et augmenter de 50 % celle des renouvelables, un objectif fixé par le programme SuisseÉnergie lancé en 2001.

Pour l’instant, la production énergétique dans le pays provient principalement des centrales hydroélectriques (60 %) et des cinq centrales nucléaires (35 %). Les autres énergies renouvelables (éolien, solaire, incinération d’ordures, biogaz) sont encore marginales.

La sortie progressive du nucléaire

Depuis 2008, une taxe sur le CO2 est prélevée sur les combustibles fossiles (mazout, gaz, charbon). Autre grand pas en avant, les Suisses ont voté à 58,2 % pour la sortie progressive du nucléaire en mai 2017 dans le cadre de la « Stratégie énergétique 2050 » voulue par le Conseil fédéral et qui vise à opérer une transition douce vers des sources d’énergies renouvelables et neutres en émissions de

Les efforts doivent aussi se concentrer sur les énergies pétrolières, qui représentaient encore 50,7 % de la consommation suisse en 2015. La nouvelle loi prévoit la réduction de la consommation annuelle moyenne d’énergie par habitant de 43 %, d’ici à 2035, par rapport à l’année de référence 2000. Depuis cette date, la consommation individuelle d’énergie a déjà baissé de 14,5 %, selon l’Office fédéral de l’énergie (OFEN).

Quant aux autres pays d’Europe, la Scandinavie fait figure d’élève vertueux et constant. En 2016, quatre pays d’Europe du nord figuraient dans le top 10 de l’EPI (Finlande, Islande, Suède et Danemark). En 2018, ils étaient trois, l’Islande étant reléguée à la 11e place.

Ninon Bulckaert